Fédéral
Publication } 13-01-2026
Dans ce vingt-sixième épisode, Femmes de Sport part à la rencontre de Sabine PLOUVIEZ, Responsable de la section Sport Adapté du club des Huskies de Rouen. Un portrait en écho à la vidéo de promotion du Softball Adapté dévoilée par la Fédération le 3 décembre 2025, à l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées.
Derrière l’excellence et la vitrine sportive du club de Baseball de Rouen, auréolé de ses 19 titres de champion de France de Division 1 Baseball, existe une autre histoire, plus discrète et tout aussi essentielle : celle que construit Sabine PLOUVIEZ au quotidien. Depuis plus d’une dizaine d’années, l’éducatrice spécialisée a ouvert au club une voie que peu avaient imaginé, en créant une section de Sport Adapté chez les Huskies. Une aventure humaine profonde, qui transforme autant les jeunes qui la vivent… que ceux qui les voient évoluer sur le terrain.
« Je travaille au sein d'établissements spécialisés. Le public handicap, je le côtoie tous les jours. C'est mon boulot. »
Educatrice spécialisée depuis 1994, passée auprès de l’aide sociale à l’enfance et des instituts médico-éducatifs (IME), Sabine arrive tard au Baseball. À l’époque, le club de Rouen intervient dans l’IME où elle travaille, et elle se prend au jeu :
« Je connaissais le Baseball parce que mon père est Américain et que j’ai déjà habité aux Etats-Unis, mais je n’avais jamais pratiqué. Et puis il y a 14 ans, je voulais faire un sport collectif et je me suis dit : tiens, je vais me lancer. Le club proposait des animations auprès de l'IME où je travaillais. »

Très vite, elle joue en loisir, puis en compétition. Et devient le lien naturel entre le club et les établissements médico-sociaux. Lorsque le président rouennais et la chargée de communication lui proposent de créer une section Sport Adapté, elle accepte.
« On s’est dit qu’il fallait aller plus loin. Le club n’avait pas du tout de section Sport Adapté. Et c’est comme ça aussi que j’ai intégré le Comité directeur du club de Baseball de Rouen. »

Aujourd’hui, le club compte deux groupes : une section le mardi et une le samedi, très demandée. Sabine évoque un nombre de places limitées malgré une demande élevée, par manque d’entraîneurs. La Rouennaise endosse plusieurs casquettes entre responsable de la section, coach et entraîneure.
« On a gardé sur un temps dans la journée, le mardi, une section qui regroupe des adultes en situation de handicap qui font des activités de jour, qui ne sont pas en situation de travail. Plus des grands d'un institut médico-éducatif, donc ça fait une première section.
Puis on a créé la section sport adapté du samedi, pour tous les jeunes qui sont sortis de ces établissements et qui voulaient continuer le Baseball mais qui ne pouvaient plus avoir accès au mardi. Donc on a créé une section le samedi, qui est très demandée. J'ai des jeunes qui en font depuis très longtemps. Et c'est cette section qui est affiliée à la Fédération Française de Baseball et Softball. »

Les séances sont ritualisées, essentiel pour les jeunes porteurs d’autisme ou de troubles neuro-développementaux :
« Il y a besoin d'une routine. L'échauffement, les lancers de balles, les frappes… Et on finit toujours par un petit match. Ça, c'est vraiment la base pour que les jeunes sachent ce qu'ils viennent chercher et comment ça va se dérouler. Après, on introduit des choses nouvelles. »

Mais derrière la structure, ce qui compte aussi, ce sont les valeurs : communication, confiance, tolérance. Sabine le répète :
« Le but du jeu, ce n'est pas de gagner, même si c'est mieux de gagner. Le but, c'est que les jeunes prennent du bon temps et pratiquent une activité sportive. L’objectif numéro un, c'est le bien-être des personnes en situation de handicap. Elles souffrent déjà suffisamment dans leur vie. »
La Rouennaise voit des progrès concrets :
« Maintenant, ce que l'on vise aussi, c'est la communication. Parce que les personnes porteuses d'autisme, par exemple, ont des difficultés de communication. J'en ai un, quand il était plus jeune, qui était sous les tables. Il ne communiquait pas, avec personne. Maintenant, il peut faire, il peut être sur le terrain. On a des personnes qui étaient non verbales, qui ne parlaient pas quand ils étaient petits. Ils font maintenant partie de la section Sport Adapté. »
Le Baseball devient aussi un outil de psychomotricité à part entière.
« Le Baseball est vraiment un sport extraordinaire pour la psychomotricité. Quand je présente le Baseball à mes collègues (de l’IME) : entre lancer une balle, rattraper une balle, attendre que l'autre personne regarde, parce qu'il ne suffit pas de lancer la balle, il faut percevoir le regard pour une personne avec autisme, aller chercher le regard de l'autre avant de lancer... c'est quelque chose d'énorme. Courir après une balle, frapper une balle, communiquer avec ses partenaires, avec les autres joueurs de son équipe, pour ne pas se foncer dedans, pour aller chercher la balle et l'envoyer à l'autre. Tous ces aspects de communication, de gestion et de psychomotricité. »
Autre valeur bénéfique inculquée au travers de la section : l’esprit d’équipe.
« Je travaille énormément sur l'esprit d'équipe. [...] Les uns comme les autres arrivent à percevoir leurs aspects positifs, leurs compétences et leurs difficultés. Ce n'est pas grave d'avoir des difficultés. Eux sont beaucoup plus coopératifs et tolérants que ne peuvent l’être des équipes lambdas, où quand l’on rate une balle, on peut dire “Ah, tu as raté la balle, tu aurais pu courir !”. Eux ne font pas du tout ça. Ils disent “Ah, ce n'est pas grave, tu feras mieux la prochaine fois”. »

Sabine essaie au maximum d’inclure sa section sur des tournois lambdas, comme ce fût le cas dernièrement à La Guerche de Bretagne.
« Ce que je prône le plus, c'est l'inclusion. Créer des sections sport adapté et ensuite, entre nous, aller sur des tournois lambdas. C'est ce qu'on a fait à La Guerche de Bretagne. Ils ont accepté l'équipe Sport Adapté de Valenciennes et la nôtre, et ils nous ont intégrés dans leur tournoi. Il y a des joueurs d'autres équipes qui sont venus en collaboration avec nos équipes pour aussi participer. C'est un modèle d'intégration pour tout le monde et c'est ça qui m'intéresse. Ce n'est pas de faire des tournois Sport Adapté et “que” Sport Adapté. Je l'ai fait pendant des années, et c'est bien, mais ce n'est pas ce qu'il faut pour la société. »
Le Baseball devient un espace où les bénéficiaires peuvent s’épanouir comme les autres.
« Ce n'est pas parce qu'ils ont des difficultés qu'ils ne peuvent pas pratiquer le Baseball, qu’ils ne peuvent pas faire partie d'un club, qu’ils ne peuvent pas être là aux fêtes de Noël, au milieu des autres. Tout ça, ils peuvent le faire ! Parce que le handicap, ça peut arriver à tout le monde. On peut avoir un enfant dans la famille qui naît avec autisme, un accident domestique, une chute dans les escaliers, un accident de voiture, le cerveau qui souffre, un retard intellectuel, ça peut arriver à tout le monde. »
Les jeunes de la section le lui disent souvent :
« “Mais nous, on veut faire comme tout le monde. On veut être comme tout le monde.” Grâce au sport, ils peuvent être comme tout le monde. »

Sabine travaille chaque jour en ce sens et c’est d’ailleurs ce qui l’a poussée à organiser des voyages inoubliables pour certains membres de sa section : Regensburg, Rotterdam, puis même Bologne en avion, une première pour son établissement.
« C'était avant le Covid, au moment où on ne connaissait pas encore Valenciennes, et on n'avait personne pour jouer contre nous. Des fois, on faisait des petits matchs contre la section Softball loisir. Mais il manquait quelque chose, il manquait un déplacement. Donc je me suis dit : Il n'y a pas ? Ce n'est pas grave, on va se déplacer. Ce ne sera pas pour jouer, mais on va se déplacer. Donc ça a commencé en 2017. La Division 1 Baseball du club de Rouen partait à Regensburg pour la Coupe d’Europe. Ça ne s'était jamais fait.
C'est beaucoup d'organisation, beaucoup de travail. J'ai sélectionné 7 jeunes et il y avait aussi deux éducateurs. Et ça a commencé comme ça, et super bien marché. L'année d'après, on est partis avec plus de jeunes. L'équipe de Rouen en Division 1 s'est aussi qualifiée pour l’Europe. Ensuite on a dû partir avec 9 jeunes à Rotterdam… [...] Et le troisième, c'était à Bologne en Italie. C’était 2 jours de véhicule, on s’est dit que ce n’était pas possible, et pareil, partie sur ma lancée je me suis dit : bon, c’est pas grave, on va prendre l'avion ! Ça ne s'était jamais fait. »
Nul doute que les joueurs rouennais de Division 1 se souviennent encore de leurs supporters les plus passionnés :
« Ils se sont fait des t-shirts pour encourager Rouen. Ils étaient tous à fond, même quand Rouen ne performait pas forcément. »
Pour beaucoup des bénéficiaires, « ça a été le voyage de leur vie ».
« C'était tellement bien préparé que tout s'est bien passé, vraiment. L'avion a été une expérience extraordinaire. [...] Il y a des personnes qui ont des familles et des niveaux de vie qui leur permettent d’aller en vacances, mais les deux tiers de mes jeunes ne sont pas dans des situations qui font envie. [...] Ça a été des projets assez incroyables. Les jeunes m'en parlent encore. Là, on est d’ailleurs en train de rechercher un tournoi à l'étranger. »
Un appel aux clubs
Ce que Sabine souhaiterait aujourd’hui, c’est que d’autres clubs osent se lancer :
« Il y a très peu de clubs qui ont des sections Sport Adapté. Ce serait bien que cela arrive à se développer. Les gens se font une montagne des choses, alors que c'est très simple. »
La Rouennaise déroule presque un mode d’emploi :
– Prendre contact avec les établissements médico-sociaux.
« Quand on contacte les établissements médico-sociaux, les instituts médico-éducatifs, les CHJ, les ateliers de jour, les ESAT, il y a parfois des jeunes qui sont dans des établissements spécialisés d'aide par le travail et qui ont besoin de faire des activités le soir. En leur proposant, il suffit de trouver un créneau. Pour moi c'est simple car j'ai la double casquette, je fais partie de l’un des plus gros établissements de Rouen, qui est l'Idefi (Institut départemental de l'enfance, de la famille et du handicap pour l'insertion). Donc je vais piocher dans l'Idefi. Comme David SENECAL avec Marc WILLIAMSON de Valenciennes, qui vont piocher dans l'établissement de David. Mais un autre établissement, un autre club peut aller chercher auprès des autres clubs. »
– Trouver un créneau de 1h15.
« Chez nous, l'entraînement du mardi dure 1h15, c'est bien. 1h, c'est un peu court. Celles du samedi font 1h30. Mais ils en font depuis des années. 1h15, échauffement compris et temps plus calme à la fin compris, c'est le temps idéal. »
– Avoir un entraîneur motivé, bienveillant et tolérant.
« Il faut que l'entraîneur soit motivé. J'ai déjà vu des entraîneurs qui n'étaient pas motivés et ça ne sert à rien. [...] Les personnes des sections Sport Adapté sont très sensibles à tout ça. Elles ont tellement vécu du rejet que c'est à nous aussi de faire preuve de bienveillance, d’être tolérant, patient, et puis être capable de vraiment s'adapter. Il ne faut pas avoir peur du regard des autres, et pousser du coude aussi pour récupérer des créneaux horaires et prendre sa place. »
– Se former un minimum à la communication avec les publics concernés.
« Il existe de petites formations d'une journée sur le handicap, où l’on explique comment on peut communiquer, ce qu'il faut faire, ce qu'il ne faut pas faire, mettre en place les choses. »
– Commencer petit : dix jeunes, un encadrant, des exercices simples.
« Il vaut mieux commencer avec une dizaine de jeunes et avoir un éducateur qui les connaît. [...] Il faut commencer tranquillement, il ne faut pas viser trop gros. Il vaut mieux avoir un petit objectif et arriver à prendre confiance avec son équipe de 10. Nous, on sera contents s'il y a un autre club qui dit qu'il a 10 personnes. Surtout qu'on ne met pas de restrictions d'âge. Notre plus jeune a 13 ans et notre plus âgé a 49 ans.
[...] Les entraînements, c'est simple au début aussi : lancer la balle, s'échauffer, rattraper la balle, faire du batting. Ils adorent le batting. À 10, on peut faire un petit match 5-5. C'est comme ça qu'on a commencé. »
Sabine souligne ensuite la nécessité de faire connaître la section au plus grand nombre, d’informer la Fédération et d’échanger avec les clubs proposant du Sport Adapté :
« Se faire connaître auprès de tout le monde, auprès de la Fédération… Parce que vous, vous savez qu'il y a Rouen, il y a Valenciennes. Il y a aussi Meaux qui vient d'ouvrir sa section Sport Adapté.
Moi, je veux bien donner des conseils à qui le veut, je veux bien me déplacer dans un club s'il y a besoin de montrer comment on fait. [...] On a un groupe d’échanges avec les personnes qui font des sections Sport Adapté. »
Elle insiste sur la faisabilité du projet et rappelle que des partenariats et solutions existent :
« Les départements donnent des subventions. Nous, tout notre matériel, on l'a payé grâce à une enveloppe du Crédit Agricole. [...] C'est toutes nos battes, nos tenues, nos casques, les gants, etc. Une fois que c'est acheté, c'est acheté.
S'il y a un club qui souhaite ouvrir une section Sport Adapté, c'est possible qu'il se fasse connaître auprès de la Fédération puis relayé auprès de David ou moi, et on peut se mettre en relation et les aider pour structurer leur projet. Il ne faut juste pas viser grand au début, pour prendre confiance et se dire : ah oui, en fait ce n’est pas si compliqué que ça !
On crée une petite équipe. Puis on en fait une deuxième. Valenciennes en est à trois équipes. Moi j'en ai trois aussi, deux équipes le mardi et une sur le samedi et je pourrais en faire une quatrième tellement j'ai de demande. Mon temps n'est pas extensible mais il y a de la demande, beaucoup de demande ! »

Lorsqu’on lui demande ses plus grandes satisfactions en tant que Responsable de la section rouennaise, Sabine nous répond ceci :
« Ma plus grande satisfaction, c'est vraiment que les jeunes soient bien et qu'ils se sentent comme tout le monde. Qu’ils se disent “On est comme tout le monde !” [...] Ils ont envie de jouer, ça c'est ma plus grande satisfaction, c'est qu'ils arrivent aussi à montrer que le Baseball n'est pas un sport simple. J'adore quand ils vont expliquer aux gens qui n'y comprennent rien comment on joue au Baseball. Connaissant leur parcours pour certains, de les voir être lanceurs sur le terrain, courir ou alors faire une frappe de dingue et voir tout le public se lever (à La Guerche tout le public se levait), les encourager et les voir avec le sourire…
Les avoir emmenés à l'étranger, pour moi c'est aussi une grande satisfaction. Des jeunes qui sont dans leur monde, qui petit à petit en sortent pour aller communiquer avec leur équipe : j'ai tout gagné !
Et puis l'intégration dans le club. Quand je vois que mes jeunes sont totalement intégrés dans les fêtes du club, qu’ils se proposent même pour aller aider ce qu'on appelle “la Tanière” (la buvette) pour aller servir les gens… Vous ne pouvez pas vous rendre compte, mais qu'un autiste aille avec son petit calepin démarcher les gens pour prendre les commandes, c'est incroyable ! Au niveau de la communication et de l'intégration, c'est ma plus grande satisfaction, en plus du sport.
Grâce au sport, on parvient à casser les murs de la société qui mettent tous les gens dans des cases. Par le biais du Baseball, on casse les murs pour faire plein de choses ensemble. »

Les prochains objectifs de Sabine pour la section Sport Adapté des Huskies seraient de trouver des tournois auxquels participer dans l’année à venir, en France comme à l’étranger.
« On aimerait bien faire deux tournois dans l'année. Soit en organiser un, soit aller ailleurs avec d'autres sections, ou être intégrés sur des tournois. S'il y avait un club de Baseball qui nous invitait à faire un tournoi des plages, on serait heureux, dans le sud de la France ou ailleurs. Parce que Valenciennes, Rouen, on y est allés plusieurs fois et on peut se déplacer.
Je vais parler pour les jeunes du samedi : ils aimeraient aller faire un tournoi à l'étranger, aux Etats-Unis ou au Canada. Ce serait leur rêve. Mais l'Europe, ce serait déjà bien. D'aller non pas encourager la D1, mais jouer sur un tournoi à l'étranger. [...] Transporter les tenues, les battes, les gants etc, c'est une autre dynamique. Ce serait mes objectifs. »
Pour conclure cet entretien, Sabine a tenu à remercier l’ensemble des acteurs qui l’ont soutenu tout au long de son parcours, et épaulé dans le but de faire évoluer la section :
« Le Comité directeur du club de Baseball de Rouen, parce qu'ils font tout pour garder la section Sport Adapté. Si le club était contre, cela aurait capoté. Le président, Pierre-Yves ROLLAND, avec les personnes qui sont au bureau, font tout pour que cela continue. Toute seule, je ne peux rien faire. Heureusement qu'ils sont là pour soutenir la section Sport Adapté.
Ensuite, heureusement qu’il y a le partenariat avec l'Idefi. C'est un établissement du conseil général. Grâce à cela, on a un gymnase, les éducateurs qui accompagnent et les jeunes. On travaille avec deux établissements différents, le centre François Truffaut et l'IME.
Après, il y a la ville de Rouen, parce qu'on a le terrain et les cages de frappe. Enfin, le Crédit Agricole, grâce à qui on a tout le matériel. »

Une femme qui ouvre la voie
Dans ces séances où la victoire se mesure en sourires, en mots prononcés pour la première fois, en regards échangés, Sabine incarne une idée essentielle : le sport devient plus grand quand il inclut. Et grâce à elle, grâce à toutes celles qui ouvrent des portes… le Baseball français devient un peu plus juste, un peu plus humain, un peu plus beau.
« Ce sont des personnes comme vous et moi, avec un handicap en plus. »
Pour plus d’informations sur le sport adapté, rendez-vous sur la page dédiée du site : https://ffbs.fr/handisport-sport-adapte/ – Contact : parasports@ffbs.fr
Plus sur Femmes de Sport
Chaque mois, la Fédération met en lumière une sportive, une officielle, une dirigeante ou une bénévole dans le cadre du format Femmes de Sport.
Retrouvez les précédents portraits :
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- Raina HUNTER
- Chiara ENRIONE-THORRAND
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Procès-verbal du Comité directeur des 6 et 7 décembre 2025